Nota bibliografica – Camillo Supino, La borsa ed il capitale improduttivo, Milano, Hoepli, 1898

Tratto da:

Le Devenir social

Data di pubblicazione: 01/06/1898

Nota bibliografica – Camillo Supino, La borsa ed il capitale improduttivo, Milano, Hoepli, 1898

«Le Devenir social», giugno 1898, pp. 562-563

 

 

 

Un des phénomènes les plus importants du monde économique moderne est la transformation des capitaux en titres facilement transmissibles, extrêmement divises, capables de ressentir d’une façon presque maladive toutes les moindres variations du monde industriel et du monde commercial. Mais si la mobilisation du capital a eu pour effet de rendre l’action plus prompte et plus efficace, si elle a permis aux grands princes de la finance de le concentrer en masses gigantesques, si elle est la condition première de la grande industrie, de la grande banque et du grand commerce actuels, elle a cependant donné naissance à un phénomène nouveau ou tout au moins confiné jusqu’ici aux modestes proportions de l’usure: le capital improductif. Il est fort difficile de s’imaginer combien grande est la masse des capitaux qui ne créent aucune industrie, qui ne concourent ni à la production ni à l’échange, et qui ne cherchent à tirer un profit que par les spéculations de bourse, par des extorsions aux dépens des capitaux véritablement employés à la production. La dette publique est l’exemple le plus remarquable de ce capital improductif. L’Etat qui dissipe en dépenses de guerre ou de luxe les sommes qu’il a reçues, réussit encore, grâce aux impôts, à extorquer un intérêt aux dépens des classes productives. Mais à coté de cette forme typique du capital parasitaire, d’autres se multiplient qui trouvent un emploi dans le grandes compagnies financières, dans les bourses, dans les mines. M. Supino décrit avec une grande exactitude toute cette floraison de capital qui vit d’extorsions, il en analyse les causes et les influences sur la vie économique; il indique la perturbation profonde qu’il amène dans tous les mécanismes délicats du processus de production et de distribution, et enfin il montre que le capital improductif est une arme dont les classes capitalistes se servent pour assurer la permanence du profit et pour mettre un frein puissant à l’évolution économique qui tendrait à substituer à l’organisation économique capitaliste une forme supérieure d’organisation sociale.

 

 

L’ouvrage de M. Supino est une contribution précieuse à l’analyse de ce phénomène caractéristique de la période économique actuelle; il mérite d’être médité par tous ceux qui désirent connaitre les modes sous lesquels le capital improductif réussit à tirer à lui une partie des profits des capitaux employés d’une manière productive et des salaires des classes ouvrières.

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